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Une expérience masculine de la cuisine…

Guest: A. M 


Aussi loin que je me souvienne, lors de mon enfance passée dans une famille dite « nombreuse » lorsqu’une dispute éclatait entre un garçon et une fille, le chef de famille, épris de justice, toujours animé par la volonté de trancher équitablement, demandait aux deux plaignants ou belligérants de relater les faits. Dès que l’une des deux parties commençait par la phrase magique « on était dans la cuisine… », La sentence était prononcée. Le plaignant masculin, « garçon » ou « jeune homme » était automatiquement débouté avec une peine irrévocable et souvent amère à avaler. Tu as tort ! Qu’est-ce que tu faisais dans la cuisine ? Un homme ne traîne pas dans la cuisine. Tout homme qui se dispute dans une cuisine a tort.

– Point ! Séance levée. Procès clos.

Cette petite entame nous donne une idée de la perception de la cuisine en tant qu’activité ménagère. Mais, également en tant qu’espace. Elle est d’emblée destinée à la fille. Cette pièce est leur coin secret où se murmurent également leurs secrets. Un endroit où nul homme n’a le droit de se pavaner au risque de se prendre un coup de pilon, de hachoir ou un bain d’huile chaude.

Effectivement, on gagnait à ne pas connaitre ses coordonnées géographiques sur la carte de la maison, au risque d’être toujours commissionné pour le « gaz ».

Cette fameuse bouteille bien lourde qui te dessine les muscles et finit par te déformer la tête. Dans de telles circonstances, où tout mène à croire que l’homme est un « sans-papier » interdit de séjour dans cet espace culinaire, tous les éléments dissuasifs étaient d’emblée réunis pour que la gente masculine ne s’intéressent point à cette activité. Pourtant, Dieu sait que ces risques encourus sont infimes comparés aux moqueries des potes. Ah, si jamais tu te faisais gauler à faire le marché pour ta sœur ou ta mère. Kaawteef ! Tu héritais systématiquement de l’étiquette de « Maman je veux le fonds de marmite ».

Oui, le célèbre fils à Maman !

Rien de plus atroce pour un garçon en pleine puberté. C’est le début de la rébellion pour toutes commissions ou tâches liées à cette espace. « No go area » ! A la lumière de cette approche, le malheureux constat est que tout ce qui ne suscite point notre intérêt risque fort de recueillir notre indifférence ou pire, notre aversion. Sauf que cette dernière ne saurait être éprouvée à l’endroit des succulents mets qui y sont mijotés et soumis au plaisir de nos exigeantes babines masculines, dépourvues de toute indulgence, dès constat du moindre écart gustatif.

En effet, nos braves femmes, épouses, mères, sœurs, nièces, ménagères, nous ont habitué à une qualité culinaire telle qu’on en devient « prisonniers » sans réellement nous en rendre compte. En réalité, quand on a l’habitude de bénéficier de services de restauration si hautement « étoilés », tout sentiment de manque provoque automatiquement un profond désespoir. C’est en fait ce moment où tu penses que ton cœur va lâcher car le goût du « cebbu jen » est légèrement plus voir moins salé, pimenté, poivré, sec ou cramé que d’habitude. Hahaha ! Je me suis toujours demandé ce qui fait cet effet. Le fait que le goût espéré ne soit pas au rendez-vous ou plutôt le simple fait que les « fallènes », entre autres spécialistes réalisent subitement, l’imminente faim qui va les tenailler tout le reste de la journée. Par conséquent, loin des siens, dans un environnement culturel différent, aux habitudes culinaires totalement opposées, le mal du pays est atroce, intense et bien pénible.

Heureusement, le mal s’apaise quand on tombe au détour sur un bon plat de « cebbu jen », « yassa ». D’ailleurs, même les « sombi », « mbaxal », autres « daxinn », « C’bon » et « laaxu caxaan » dont on avait l’habitude de faire fi, en viennent à revêtir comme par miracle, une saveur tellement exquise qu’on en redemande. Mais, quoi de plus normal, quand la vue d’un « sandwich », « kebab », des « pâtes »s nous sapent le moral aussi bas que les températures de l’hiver glacial. En plus, on se rend compte assez rapidement que le budget d’un étudiant ne peut pas supporter pareil régime alimentaire. En vérité, quand on ne sait point cuire un œuf face à une telle situation, il y’a lieu de s’alarmer. Dieu soit loué d’avoir divinement créé nos magnifiques consœurs. Celles chez qui tu constates un réel amour de la cuisine et non celles qui le prennent pour un épouvantable fardeau. Les goûts et les couleurs …

Les premières te donnent droit à un petit moment de répit. Elles t’invitent et te font mets et entremets à savourer, le temps d’un instant, dans un mirage qui te mène en plein cœur de ton village natal pour revivre fugacement les fastes culinaires de notre cher Sénégal. Mais, le réveil est souvent difficile.

En effet, on en arrive au moment incontournable où il faut mettre la main à la pâte et dans le vrai sens du terme. Ah j’oubliais ! Tu as un coin cuisine chez toi. Tu vis seul sans épouse ni mère, pas de sœurs à l’horizon. Par conséquent, Il faut bien qu’il ait une utilité. D’où, la première fois. La fameuse première.

Elle est juste épique. Confronté à l’inconnu, on est perdu et perplexe. La question qui nous taraude l’esprit est légitimement : « quel plat préparer ? ». Le choix balance. Enfin, comme je l’insinuais plus tôt on ne sait cuir un œuf. Donc, à défaut de le tremper dans l’eau chaude pour le bouillir, on commence forcément par une omelette. Et même là, ce n’est point une mince affaire. A l’image d’un enfant de CP soumis à l’écriture, le résultat ressemble vaguement à quelque chose. On a une idée plus que précise, exacte de ce qu’on souhaite faire mais on n’y arrive pas. A l’évidence cette omelette, tu l’as cramée ou assaisonnée à l’excès. En vrai, autant parier sur les deux. Le sens de la mesure s’acquiert. Il n’est point inné. Au final, il faut bien se faire une raison, quand le vin est tiré, il faut le boire. Dans le cas présent, à cul sec. Tu la manges cette omelette. Tu la dégustes sans critique ni reproche. Car, tu ne peux indexer un coupable. On reconnait la patte de l’amateur. La pâte aussi ! C’est ton œuvre. Elle est imparfaite mais c’est toi qui l’as faite avec tes mains pas du tout expertes. Donc, en ton for intérieur, tu te dis que la prochaine fois, tu feras mieux, bien mieux.

Quelque part, c’est le début de l’indulgence. La prise de conscience de notre imperfection devient le miroir par lequel se mire la faillibilité de celles qu’on traitait de « seleuse à volonté » ou de « crameuse invétérée». Ensuite, on décide de s’attaquer à un nouveau plat plus compliqué et donc plus risqué. Plus haut dans le texte, je soulevais le risque de se prendre un coup de pilon. Mais, on se rencontre assez rapidement que la cuisine recèle bien pire comme dangers. Par exemple, l’épreuve des oignons ! De tous les légumes, l’oignon est de loin le plus « insolent ». Quand je pense à la légende qui veut que les hommes ne pleurent pas et restent de marbre en toutes circonstances. Ramassis de foutaises! Rien qu’un oignon suffit à faire tomber le masque de virilité. En outre, des tâches anodines telles que éplucher des oignons, râper une carotte, écailler un poisson, découper de la viande, faire des frites dans de l’huile bouillante nécessitent à l’avance de vérifier qu’on a bien, auparavant, adhérer à la SMENO ou à la LMDE et se rassurer d’avoir bien reçu sa carte mutuelle.

On s’est vite retrouvé aux urgences, à penser un doigt échancré ou pendant 45 degrés. Car, au lieu de faire preuve de tact, on a fait usage de ses biceps. C’est normal, autant le cerveau que les muscles ne sont pas encore très habitués à la subtilité de cet exercice. Ou bien, tout simplement à la place d’un bain aux huiles essentielles on a opté malencontreusement, pour un bain aux huiles « Lesueur ». Warning ! Ne reproduisez pas l’expérience chez vous. Je peux vous assurer, sans risque de me tromper, le résultat ne sera pas celui escompté. Aie ! Je vous épargne la suite… A fur et à mesure on devient conscient des risques, même si cela ne nous arrête point. Rien ne vaut la paix du ventre. Plus il est creux, plus les oreilles s’assourdissent. Son instabilité perturbe l’organisme humain et affecte le bien-être. En vérité, les premières réussites : le « domada », «mafé », «yassa » qui sont les plus faciles à préparer, mis à part le « sombi », valent un diplôme. Je vous promets, c’est le Bac en poche ! Tu as souffert pour y arriver.

La folie te guète à te congratuler tout seul. Nul besoin d’une cérémonie de remise. En effet, Tu l’as testé toi-même et tes papilles de gouteur aguerri ont validé. « Houra ! », « Eureka !», « champion mon frère ! », « une double pirouette à la Nani », « la glissade de Rooney », « le vol de l’aigle des Açores ». Pardonnez-moi les métaphores footballistiques, mais c’est comme marquer un but. Tout y passe tellement la satisfaction est « grande ». Mama mia !! Enfin le bout du tunnel, tu ne seras plus prisonnier du Mcdo ou du Quick, mais tout de même tu iras toujours au KFC. Oh ! Le goût ! C’est bien un africain ce Colonel Sanders. Encore une invention de génie surement piquée aux noirs. J’abuse un tout petit peu mais, saura qui goutera. Désormais, ce sera l’embarras du choix grâce à l’autonomie. C’est une vraie délivrance de pouvoir préparer ce qu’on désire, quand l’envie nous prend. Au final, on réalise que faire la cuisine, c’est comme faire du vélo.

Une fois qu’on maitrise le funambulisme entre les saveurs et des goûts, le pédalage et rétropédalage entre les étapes et temps de cuisson, très peu de plats deviennent inaccessibles. Le guidon devient accessoire. Toutefois, ce serait sans compter le retour de bâton. Qui triomphe par l’épée périt par l’épée tel l’arroseur arrosé. Forcément, en bon sénégalais imbu de son téranga inné et incorrigible, tout se partage. D’autant plus, un bout du Sénégal dans une lointaine contrée ou chacun dans son âme est gangréné par une profonde nostalgie du pays. D’aucuns aiment, d’autres non. C’est la vie ! C’est normal ! Par contre, les consœurs qui critiquent ! Comment dire !? Euh…Tu as juste envie de les transporter dans une cuisine de Matam ou Tambacounda, à 40° Celsius juste pour lui réclamer un peu d’indulgence. Mince ! Le chemin ne fut point facile. On a failli y rester. En plus, on est « autodidactes ». On a appris tous seuls. Papa ne nous aurait point donné un coup de main, pour rien au monde.

Au contraire, tu la sentirais passer ce coup de main si l’audace te prenait de lui demander. Vous avez eu Maman à vos côtés pour vous enseigner, guider à être des cordons noirs. Vous êtes tellement fortes qu’on vous passe le bleu d’office. Cependant, surement pas à toutes quand même. Certaines sont restées bloquées au blanc. Rires ! Elles refusent avec véhémence toute évolution. Y’en a vraiment des « Tata » en cuisine. Les cousines éloignées de « Toto ». Et comme par hasard, ce sont elles les moins indulgentes car les expertes ne critiquent pas. Elles ont plus de tact. Trêve de plaisanteries !

Tout cela, pour dire, si vous souhaitez avoir un époux qui vous fera de bons petits plats de temps à autres, bien plus souvent que le 08 Mars – je blague encore – soyez indulgentes envers le peu qui s’y frottent. Ne rendez point les coups, et tendez l’autre joue. Oui ! Encouragez-les ! Encore plus sérieusement, la nécessité de cuisiner s’est imposée afin d’apaiser la nostalgie éprouvée durant les soubresauts de la vie étudiante, le stress de la vie professionnel.

Cet « art », s’est avéré être un moment d’évasion pour fuir la réalité. Cuisiner peut devenir en réalité, bien au-delà d’une tâche qu’on nous présente comme efféminée, un moment de profonde méditation pour vivre une conversation avec soi-même, une THERAPIE, UNE PASSION !

 

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40 Comments


  1. Æ

    December 29, 2016 at 3:24 am

    Je revois encore mon premier “ceebu yapp” pas salé du tout qui m’a valu les énormes moqueries de mes frères, après tout un après-midi passé dans une cuisine confinée à Paris, ou encore mon “thiou jën” cuisiné dans ma studette d’Amiens, que de souvenirs. Des moments de chaleur corporelle et de stress infinis, après en avoir eu marre des pâtes et d’attendre qu’on ne me livre le bon ceeb de maman à l’occasion de la venue d’un tonton ou d’une tata. Aujourd’hui, je ne suis pas un expert, mais quand je fais la cuisine dans le grand espace Dakarois, je peux assurer que ma maman ne regrette pas d’avoir fait de nous ses commis de cuisine les dimanches. L’expérience culinaire est à mon avis très formatrice. Elle forge à beaucoup de choses, dont l’ouverture d’esprit notamment. Et après avoir starve des mois durant, même le plat mijoté par le ou la débutante revête une saveur… je préfère me taire .

    Merci pour le furtif retour à des années estudiantines tout sauf aisées, cher auteur.

    Reply

    • Fty

      December 29, 2016 at 2:04 pm

      En fait c’est cette culture d’effeminisation de la cuisine que l’on doit bannir.on doit apprendre à nos hommes de cuisiner et d’entretenir une maison parce que pour moi ça leur rend juste plus responsable.

      Reply

      • A.M.

        December 31, 2016 at 7:10 pm

        C’est surtout le problème de genre qui doit etre repensé FTY.

        Reply

    • NK

      December 29, 2016 at 10:33 pm

      haha c’est émouvantt

      Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 6:45 pm

      Tout le plaisir est pour moi AE.

      Reply

  2. Mbis

    December 29, 2016 at 9:22 am

    Ahahahah j’ai adoré le passage des oignons (légume le plus insolent). Triste réalité de nos frères sénégalais à l’extérieur qui se confrontent toujours à Dame cuisine après des mois de MC Do, Quick, Burger King, etc.
    Ce qui est bien c’est que quand tu les invites même si tu proposes du thiep peu salé, épicé, ils mangent sans critique.

    Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 6:46 pm

      Oh oui MBIS. Insolent 🙂

      Reply

  3. Mary

    December 29, 2016 at 2:18 pm

    J’avoue que ce n’est pas responsabiliser son enfant que de l’encourager à rester loin de la cuisine. Aucune autonomie. On ne vous rend pas service du tout. Personne ne demande à ce que les hommes soient des chef mais la base quoi.
    Loool motakh je n’oublierai jamais quand mn best m’a call pr me demander comment faire les spaghettis pck lui il les avait trempé dans l’huile mdrrrrrr (jspr qu’il ne verra pas le post par le plus heureux des hasards d’ailleurs loool)
    Mais beside that j’adore le style de l’auteur, c’etait un pur plaisir de le lire

    Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 6:49 pm

      Je pense qu’on evitera aux notres de subir ce que nous avons subi.
      Merci pour le style 😉

      Reply

  4. BAD B(-_-)Y

    December 29, 2016 at 2:24 pm

    J’ai adoré lire cette contribution. Rien à dire il nous faudra aller à la conquête de la cuisine, à vos armes mes fréres, le “wagn” nous dompterons

    Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 6:51 pm

      On mettra les bad boys en premiere ligne pour nous haranguer. “Wagn” nous dompterons !

      Reply

  5. Bintoo

    December 29, 2016 at 3:50 pm

    Le 1er paragraphe m’a ramené quelques années derriere Ndeysann ! Ahhh mes freres Yéneu todj sama xol !!!
    Bref sans transition…
    Mais non vraiment franchement deguentaan l’auteur écrit trop bien . J’adore son style !
    Quelle plume !!!

    Reply

    • NK

      December 29, 2016 at 10:33 pm

      superbe plume vraiment

      Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 6:53 pm

      Désolé au nom de tous les frères. On ne savait pas !
      Merci beaucoup 😉

      Reply

  6. Bintoo

    December 29, 2016 at 3:50 pm

    *en arrière

    Reply

  7. Kaiser_cissé

    December 29, 2016 at 8:33 pm

    La cuisine, un territoire ennemi où il ne faut JAMAIS poser les pieds. c’est ce qu’on nous répété dès jeune à la maison. Mais toumouranké dafay bété. Un jour normal la bonne est absente, ma soeur et ma mère en voyage j’entre dans la cuisine pour faire le diner le plus simple du monde: Spaghettis+ corned-beef avec tout mon amour nak, et mon père après avoir bien bouffé me sors: <>… J’aime faire des plats mais depuis ce jour j’ai pris la ferme résolution d’apprendre humblement, d’écouter le langage de la cuisine et surtout d’arrêter de CRITIQUER les dames quand elles se ratent…
    Sama mbokk goor yii djanguiléne togg, c’est utile et sexy en plus… Goor dafay jongué (selon ma soeur).

    Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 6:56 pm

      Kaiser, evtons de nous faire chasser de la cuisine. Un peu risqué si on veut leur piquer leur “djongué”. Soyons ” gentle” pour équilibrer la balance. Pouce up !

      Reply

  8. Kaiser_cissé

    December 29, 2016 at 8:42 pm

    La cuisine, un territoire ennemi où il ne faut JAMAIS poser les pieds. C’est ce qu’on nous répété dès jeune à la maison. Mais toumouranké dafay bété. Un jour normal, la bonne absente, ma soeur et ma mère en voyage j’entre dans la cuisine pour faire le diner le plus simple du monde: Spaghettis+ corned-beef avec tout mon amour nak. Après avoir bien bouffé mon père me sors: Amo béne talent, j’ai mangé pour ne pas tomber. J’aime faire de petits plats mais depuis ce jour j’ai pris la ferme résolution d’apprendre humblement, d’écouter le langage de la cuisine et surtout d’arrêter de CRITIQUER les dames lorsqu’elles se ratent.
    Sama mbokk goor yii djanguilène togg, c’est utile et sexy en plus… Goor dafay jongué (selon ma soeur)

    Reply

    • NK

      December 29, 2016 at 10:33 pm

      TRES SEXY

      Reply

      • A.M.

        December 31, 2016 at 6:57 pm

        Hum. Nk 😀

        Reply

  9. Mozz

    December 29, 2016 at 8:49 pm

    Lool je me reconnais pas mal dans ce texte, sauf que je n’ai pas encore fini ma formation. Il me reste a attaquer le fameux thiebu djeune. J’ai quitté le Sénégal avec une petite base quand meme, donc je n’ai pas trop souffert comparé à la plupart de mes compatriotes!
    A mes consoeurs, quand a l’étranger on vous demande des cours, that’s because we’re starving and missing the good thieb’s taste mais vous nous laissez tout le temps dans la galère :/ yermandé bokk

    Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 6:59 pm

      Effectivement! Na ci conseurs yi diapp bou baakh.

      Reply

  10. Cheikh - Les Femmes rek en cuisine

    December 30, 2016 at 10:02 am

    Lii c’est un coup monté, une conspiration. C’est une femme qui a écrit ça.
    Le projet avance bien, on dirait.
    Tant de blasphèmes! A.M tu mérites d’être toi-même rôti dans ta cuisine.

    Reply

    • Mary

      December 30, 2016 at 10:08 am

      Hahaha Cheikh nieuweutinga loool bro where do you come from yow !? Laisse A.M et ses frères s’initier à la cuisine puisque toi t’es un radicaliste

      Reply

      • Cheikh - les femmes rek en cuisine

        December 30, 2016 at 9:20 pm

        @Mary, avoue que c’est louche ce qui se passe ici. A.M (Je persiste à croire que c’est Anta Mbengue wala Aminta Mbaye) qui nous parle de plaisir de cuisiner.
        Avant ça, des hommes qui sont fiers de devenir des pleureuses.
        Sur un truc de Facebook je vois que certains voire beaucoup se khéssalisent.
        Lii ça ressemble à une conspiracy de Femen.
        Les gars ressaisissez vous. Na gooré way!

        Reply

    • Anonymous

      December 30, 2016 at 3:49 pm

      cheikh encore???? MDRRR do u remember….,?

      Reply

      • Cheikh - les femmes rek en cuisine

        December 30, 2016 at 9:22 pm

        Mane la sakh. Toujours en vie. Insubmersible. lol

        Reply

        • KHADIJA

          January 4, 2017 at 10:52 am

          NOOO DOO DEMM MDRRR

          Reply

      • A.M.

        December 31, 2016 at 7:02 pm

        Lol merci Anonymous.

        Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 7:01 pm

      Amine Cheikh. Je serai surement roiti à nouveau.
      Une vie est assez longue pour changer d’avis, découvrir et s’ouvrir à d’autres réalités.

      Reply

      • KHADIJA

        January 4, 2017 at 2:15 pm

        A.M faut meme pas te laisser influencer par cheikh tu es sur la bonne voie ,tu as notre bénédiction t’a pas remarqué qu’aussitot elles veulent toutes t’épouser?lolou moma titeul mane
        lol

        Reply

        • A.M.

          January 5, 2017 at 1:20 am

          Khadija je suis sûre que Cheikh est un cordon bleu qui se nie 😀
          Lool boul tite ! Certainement dû au fait qu’en plus d’être de bonnes cuisinières, elles sont de fins gourmets 😉

          Reply

  11. Kandji socé

    December 30, 2016 at 12:31 pm

    Un texte qu’on déguste comme un plat avec de petits rires au fur et et à mesure qu’on avance. Nous qui sommes au pays avons beaucoup de chances. J’imagine qu’au delà du dépaysement culturel celui du ventre est une réelle torture…courage chers frères partis à la quête su savoir, le chemin n’est plus très long.

    Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 7:04 pm

      Je reconnais la pâte de mon prof.
      Merci à toi 😉

      Reply

  12. Mimi geignarde

    December 30, 2016 at 5:56 pm

    C’est émouvant. A.M veux-tu m’épouser? Lol
    Très beau texte!

    Reply

    • A.M.

      December 31, 2016 at 7:07 pm

      Hahaha! Oh ouiiiii Mimi.
      Nk officiera la ceremonie.
      Merci beaucoup.

      Reply

  13. Bea

    January 2, 2017 at 1:45 pm

    On pourrait voyager avec cet article
    Ce texte est de très haute portée les différentes figures de style rendent le texte encore plus riche
    Belle plume AM

    Reply

    • A.M.

      January 5, 2017 at 12:45 am

      Merci Madame!
      Ravi de t’avoir fait voyager 😉 Au plaisir de découvrir ta plume.

      Reply

  14. Nekh yaayam

    January 2, 2017 at 10:29 pm

    Ohh quelle belle plume. J’étais plongée dans un roman ndeyssan…
    J’ai toujours rêvé avoir un mari qui sait cuisiner mais hélas suis tombé sur un qui ne sait même pas faire bouillir de l’eau. Et franchement honnêtement sincèrement je fais partie des femmes qui prennent la cuisine comme un fardeau ou une punition.
    Mais kay ma mayla sama rak kom G pas de chance loll.
    Merci pour le texte je Me suis bien régalée

    Reply

    • A.M.

      January 5, 2017 at 12:49 am

      Merci Nekh Yayam.
      Il faut inviter M. à la cuisine et lui faire découvrir. Il n’est jamais trop tard.
      En plus cela pourrait être un moment de complicité à partager entre deux 😉

      Reply

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